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Il y a quelques semaines, nous publiions sur notre page FB une courte BD évoquant nos réflexions sur l’apparence de l’avatar que jouerait l’enfant dans Volarela. Suite à une discussion enflammée, Guilhem et moi convenions que, je cite « le joueur ne verra pas son personnage ». La BD laissait sous-entendre que ce choix relevait d’un manque d’imagination (ou un trop plein d’imagination, c’est selon). Il n’en est rien. Permettez-moi de vous expliquer pourquoi.

La base de la base : les LDVH !

Remontons ensemble au début des années 2000. Pour mon 12e anniversaire, je reçois comme cadeau Le Sorcier sous la montagne, mon premier LDVH (Livres Dont Vous êtes le Héros). Point d’histoire linéaire, point de lecture « passive » où je ne suis que spectateur. Non. Le héros, c’est moi ! Et ce sont mes choix, en fonction des évènements que je 44rencontrerai, qui définiront l’évolution de MON aventure. Voilà une façon de lire à laquelle j’ai immédiatement adhérée !

Objectivement, un concept génial !

Qui parmi les lecteurs n’est jamais arrivé à la situation profondément complexe où chaque doigt de nos deux mains nous permettait de conserver le fil des pages choisies ? Mais je m’éloigne du propos de cet article.

Si j’ai adhéré aux LDVH, c’est en grande partie parce que, comme son nom l’indique, c’était moi le héros. Plus exactement, c’était moi qui avait le contrôle d’un héros. Avec la force de mon imagination et en m’identifiant à mon personnage, je pouvais alors tour à tour devenir chevalier, sage, voleur, chasseur de trésors. Mon implication était renforcée, et j’étais bien plus attentif à ce qui pouvait se passer dans le livre… C’est vrai, mais finalement, je ne restais que le marionnettiste d’un protagoniste.

Et c’est là qu’arrive Dora !

Dora played Volarela and she loved it !

Dora l’exploratrice, mondialement célèbre pour son « Chipeur, arrête de chiper », a fait la joie des plus jeunes au début des années 2000. Ils pouvaient apprendre les langues étrangères grâce à l’héroïne hispano-américaine et à tous ses amis. Comment ? Dora prenait soin de briser régulièrement le 4e mur en s’adressant directement à l’enfant attentif devant son écran. C’est lui qui va aider Dora dans ses péripéties. Une façon pour lui d’intégrer la bande d’amis de Dora pour la suivre dans ses aventures et de devenir alors un acolyte de la véritable héroïne de la série ; Dora. Là encore, l’implication de l’enfant est augmentée en lui donnant une place et un rôle à jouer au sein d’un univers dans lequel il est plongé.

Et si Dora l’exploratrice avait joué aux livres dont vous êtes le héros ?

Dora Croft, petite sœur de Lara (Crédits : VincentiusMatthew)

Par la mise en place d’une fiche personnage propre à l’univers fictif, les LVDH peuvent avoir comme défaut d’instaurer une distance entre le joueur/lecteur et ce même univers. A contrario, Dora l’exploratrice fait directement intervenir l’enfant dans son aventure, mais celui-ci reste finalement passif devant son écran. Ainsi, pourquoi l’enfant ne se voit pas ou ne crée pas d’avatar dans Volarela ? Parce que cela le place comme seul et véritable héros de l’aventure. Les personnages du jeu s’adressent directement à lui et le prennent à partie. C’est grâce à ses propres qualités de réflexion qu’il peut réussir les énigmes qui se présentent.

Et comme avec Dora, ses aventures auront un impact dans le monde réel… Mais ça, c’est une autre histoire !

Piat Souriant

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