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Interview de Julian Alvarez

By 14 septembre 2018 septembre 21st, 2018 Interview

Il nous tenait à cœur de vous présenter les soutiens et mentors qui nous entourent régulièrement sur le projet. Nous commençons ainsi notre série d’interview par Julian Alvarez, chercheur en Serious Game.

Qui es-tu et que fais-tu ?

Julian Alvarez Portrait

Julian Alvarez

Je m’appelle Julian Alvarez, je suis enseignant-chercheur dans le domaine des sciences de l’information et de la Communication. Je travaille pour 3 entités : d’abord la Serre Numérique, qui est un écosystème de 17 000 m2 dans lequel on trouve des écoles, des start-ups et un département recherche. L’idée, c’est que tout ce bon monde travaille ensemble pour faire de l’innovation. Ensuite, je travaille également pour le laboratoire De Visu qui est situé à l’Université Polytechnique Haut-de-France. On co-designe notamment dans le domaine du Serious Game. Et enfin, la dernière entité pour laquelle je travaille, c’est l’ESPE, l’Ecole Supérieure du Professorat et de l’Education où je forme notamment des enseignants à ce qu’on appelle la ludo-pédagogie.

Comment t’es-tu retrouvé mélé à Volarela ?

D’abord, il y a deux jeunes hommes qui sont venus me voir, qui s’appellent Guilhem et Nico (ndlr : Guilhem Mallet et Nicolas Fines), qui m’ont demandé en fait de voir si je pouvais les accompagner sur le volet pédagogique du projet Volarela. Et donc à partir de là, l’idée, c’était de se dire que ça pouvait être intéressant de [les] mettre en relation avec l’ESPE, dont le credo c’est justement d’aider les porteurs de projet qui sont dans l’innovation pédagogique. Et à partir de là, ce qu’on a essayé de construire ensemble, c’est de voir quel partenariat on pouvait tisser entre la Serre Numérique et l’ESPE de manière à [les] accompagner au mieux : l’ESPE pour le volet péda comme on vient de le dire, et puis évidemment la Serre Numérique à travers des personnes comme Tanguy Bricout ou Melanie Deraime sur [les] modèles éco, sur la manière de vendre [le] projet, d’obtenir des subventions. Et donc moi je me retrouve un peu à l’interface entre les deux en tant que chercheur, pour essayer de faire en sorte de composer à la fois avec cette dimension économique et cette dimension pédagogique.

Avec le recul, quel regard portes tu sur le projet maintenant ?

Julian Alvarez en conférence

Julian Alvarez en conférence

Alors moi je dirais que c’est un projet qui est super intéressant, qui pose beaucoup de questions en matière de recherche, d’innovation et de pédagogie puisqu’on se questionne notamment sur l’apport du tangible dans cette écrin qu’on appelle le numérique. C’est-à-dire on propose des jeux numériques , très bien, mais est-ce que finalement on se prive pas de l’utilisation de certains sens comme le toucher, qui est important, pour peut-être permettre d’appréhender certains apprentissages ? Et donc à travers le projet Volarela, ce qui est intéressant, c’est qu’on va pouvoir le questionner. Et que ce soit à travers les objouets (ndlr : le nom a changé, il s’agit de l’Explokit), que ce soit à travers les livrets qui sont donnés, que ce soit à travers le jeu lui-même, voir comment finalement ce lien va pouvoir s’opérer chez l’enfant, entre les objets à manipuler et ce qui se passe sur l’écran. Donc, ça, c’est des choses qui en tant que chercheur et pédagogue, me passionnent. Donc j’ai vraiment hâte de voir ce que ce projet va donner une fois qu’il sera diffusé pour qu’on puisse étudier tous ces aspects.

Que pense-tu de l’équipe (Guilhem et Nicolas) ?

Je trouve que ce sont deux personnes complémentaires. Il y a d’un côté, je dirais, une personne qui est très carrée, que je ne nommerais pas, qui a l’habitude des process projet, qui va tout baliser, tout paramétrer. Et puis de l’autre côté, on a un doux rêveur, un scénariste, un poète quelque part. Qui a eu l’occasion d’enseigner en école, qui a la réalité du terrain aussi de ce côté-là. Et je trouve que du coup ça fait deux profils complémentaires. D’un côté le cadre et la rigueur dont on a besoin pour monter un projet d’entreprise, de start-up et d’un autre côté, une personne qui est à même de nous fournir des contenus qui sont intéressants et qui devraient normalement toucher les enfants. Donc à partir de là, je trouve que c’est une équipe qui a toutes ses chances pour réussir, reste maintenant à se confronter au grand public. Et ça c’est toute la question, c’est-à-dire que personne n’a la recette pour dire ça va marcher ou ça va pas marcher, la seule chose qu’on puisse faire, c’est essayer de maximiser les chances pour que ça réussisse.  Donc à partir de là, on va dire qu’il y a de bons atouts dans ce projet, reste maintenant à aller jusqu’au bout et à faire en sorte que ça marche.

Tes projets futurs, avec ou sans Volarela ?

Moi j’aime bien mutualiser les choses, voir comment les choses qui ont servies dans un projet peuvent venir en nourrir un autre. Donc là en l’occurrence, l’idée c’est qu’on aille ensemble à Brest tester dans le cadre d’un colloque qui s’appelle IHM, comment on va pouvoir les expérimentations autour de Volarela. De voir concrètement comment des chercheurs et des enseignants questionnent et remettent en question le projet Volarela. C’est un premier projet à court terme. Et ensuite l’idée, c’est que de ces enseignements, de ces retours d’expériences, j’espère que ça pourra servir à d’autres futurs incubés de manière à pouvoir les orienter end disant : « Prenez exemple sur le projet Volarela, on sait que ça, ça a bien fonctionné, ou peut-être que ça c’est des écueils à éviter. » Et donc à partir de là, on co-construit quelque chose de projet en projet de manière à aller toujours de l’avant.

Merci beaucoup Julian Alvarez

Avec plaisir.

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